Сочинение Переломовой Александры для конкурса эссе на французском языке «Единство в различии»


Муниципальное бюджетное образовательное учреждение

«Центр образования — гимназия № 11 им. Александра и Олега Трояновских»

г. Тула

 

 

Индивидуальный конкурс эссе

на французском языке «Единство в различии»

Essai   individuel  «Unité en Diversité»

«Мысли о ноосфере: В.И. Вернадский и П.Тейяр де Шарден»

«Les pensées sur la noosphère: V.I. Vernadski et P.Teilhard de Chardin»

 

Участник:    Переломова Александра Леонидовна

ученица 9 класса

Ecrit par:    PÉRÉLOMOVA Alexandra

élève de 9e

Преподаватель:   БАБКИНА Людмила Геннадьевна

Enseignante:   BABKINA  Liudmila

Консультант:   Венёвцева Юлия, медицинский институт ТулГУ

Consultante:           VENEVTSEVA Yulia, professeur d’institut de médicine  d’Université d’État de Toula

Les thèses:

 

  • L’avenir permettra à nos descendants de ne rien détruire, mais construire.
  • «Douce France» du savant russe V.I. Vernadski, l’un des auteurs d’étude sur la noosphère.
  • La combinaison de la connaissance scientifique de la biosphère, des modèles de son développement évolutif avec la science de l’avenir.
  • Pierre Teilhard de Chardin, Edouard le Roy et Vladimir Ivanovich Vernadski comme créateurs d’une nouvelle vision du monde, indispensable à une époque de menaces mondiales et de désunion de l’humanité, qui est hostile à l’incompatibilité des intérêts économiques, des croyances religieuses et des conflits sociaux.

 

 

« Nous vivons, non pas une crise qui troublerait les âmes faibles, mais un tournant

décisif de la pensée scientifique de l’humanité, comme il ne s’en produit qu’une

fois par millénaire ; nous assistons à des réalisations scientifiques dont nos ancêtres

 n’ont pas eu d’exemple. Le futur  s’ouvre devant nous, nous devons être heureux qu’il

nous soit donné de vivre cela et de participer à la création d’un tel avenir. »

                                                                                                         (V. I. Vernadski)

                L’avenir est un objectif qui oblige une personne  à  appliquer  beaucoup de forces pour survivre à l’heure actuelle. Les gens ont besoin de s’occuper non seulement des enfants (comme le font des animaux), mais aussi des petits-enfants. Encore,  il leur faut  penser aux futures générations: de quelle manière construire des bâtiments, créer des chef-d’oeuvres d’arts, développer les sciences et les techniques, explorer l’univers… On dit que l’avenir peut nous apprendre comment vivre sans stress, ayant le temps pour s’arrêter et contempler un paysage.

L’avenir  préoccupe les gens comme une formule magique. Cet intérêt a trouvé des reflets dans la mythologie, la philosophie, la littérature, l’enseignement religieux. Le futur et le progrès sont liés étroitement. Néanmoins, les gens comprenaient le mot «le progrès» différemment. Il y avait ceux pour qui le progrès signifiait le développement religieux.  Cependant, il existait toujours des représentants  qui comprenaient le progrès comme le développement de l’esprit et des connaissances qui entraînent, à leur tour, le progrès technique, l’ industrialisation et l’urbanisation.  Ce n’est qu’à  la seconde moitié du XXe siècle, l’humanité a pris en conscience les dangers du progrès technique si rapide. Les problèmes de la surpopulation entraînent le manque de ressources naturelles (d’eau douce, d’alimentation).  Il est évident aussi qu’au XX-e siècle l’homme est devenu une force puissante qui est responsable de la vie sur Terre. Donc, aujourd’hui il faut trouver des mécanismes où la société et la nature coexistent, ainsi que des connaissances qui permettront à nos descendants de ne rien détruire, mais construire.

La coopération des grands hommes des pays différents est un exemple exeptionnel de la solidarité pour le bien non seulement des deux pays, mais de l’humanité. C’est le cas du savant russe V.I. Vernadski et le philosophe français, le professeur de la géologie, un antropologue connu Theilhard de Chardin. Ils sont les auteurs et les défenseurs de l’idée que l’homme et la biosphère évoluent ensemble. D’un côté, leurs reflexions sur l’avenir des habitants de la Terre sont différentes, mais de l’autre côté, leurs idées forment l’étude sur la noosphère.

Tout a commencé dans les années vingts du XX-e siècle.  Il se trouve que du printemps 1922  jusqu’à  l’été 1925, Vernadski déjà célèbre est invité à Paris par le Recteur de la Sorbonne pour donner une série de séminaires et des conférences, lesquelles paraîtront en 1924 sous forme d’un livre en français intitulé La géochimie.

« La France et les Français me plaisent beaucoup ; après l’Allemagne, ils produisent sur moi l’impression de quelque chose de très culturel» — disait le savant russe. Dans ces conférences, Vernadski établit une distinction entre la minéralogie qui étudie les éléments de l’écorce terrestre et la géochimie qui se penche sur l’histoire de la constitution de ces éléments. Un antropologue connu Theilhard de Chardin avec son ami Edouard Le Roy, un mathématicien catolique, ces deux hommes, assistent-ils aux conférences de Vernadski à la Sorbonne en 1922 ou entendent-ils tout  simplement parler de ses idées ? On ne peut pas répondre avec précision à ces questions, mais le fait est qu’ils vont rencontrer Vernadski, s’imprégner de son concept de biosphère et en discuter avec lui, c’est sûr. Sous l’influence des idées de Vernadski ces deux hommes de science commencent à réfléchir sur l’avenir de notre planète. Les rencontres avec Vladimir Vernadski semblent avoir joué pour Teilhard un rôle d’accélérateur de sa pensée et vont le conduire à donner une première définition du concept de noosphère dans son essai L’Hominisation, rédigé à Paris et daté du 6 mai 1925.

 

En 1927, Édouard Le Roy propose un nouveau terme : celui de « noosphère », ou « sphère de la pensée ». Ayant étudié les lois de l’évolution de la vie, Le Roy est arrivé à la conclusion que le processus de l’évolution biologique s’était épuisé. Selon lui, l’évolution ultérieure de la vie sur notre planète ne s’accomplira que par des moyens spirituels : induction, société, langage, raison, etc. Et ce sera la noosphère qui suivra la biosphère. Par la noosphère, l’auteur comprend une étape logique du développement du monde organique, lorsque le rôle dominant dans l’évolution appartient à la créativité spirituelle de l’homme. Teilhard de Chardin lui aussi réfléchit sur l’idée de la noosphère. Selon lui, la noosphère en tant que raison universelle collective est l’objectif final du développement de la nature.

C’est une continuation organique de la biosphère, une sphère de réflexion de la raison humaine, de la créativité humaine, du travail humain. Ce sera d’abord l’Esprit de la Terre. Malgré le fait que ce sont précisément les idées de Vladimir Vernadski qui ont incité les philosophes français à créer la doctrine de la noosphère, le savant russe lui-même ne commence à utiliser ce terme qu’à partir de la fin des années 1930. D’ailleurs, Vernadski donne à ce concept un sens différent. Selon lui, la noosphère est une étape nouvelle dans l’histoire de notre planète. « La noosphère est une zone de manifestation de la raison englobant toute la planète qui s’est formée et est toujours en formation par la transformation de la biosphère, par le travail et la vie humaine guidés, eux, par la pensée scientifique », écrit Vernadski.

Dans la noosphère de Vernadski, l’homme transforme la Terre non seulement en fonction de ses besoins mais également en tenant compte des lois de la biosphère ; la noosphère est un corps naturel dont les composants sont la lithosphère, l’hydrosphère, l’atmosphère et le monde organique transformés par une activité humaine raisonnable (plus tard, l’espace cosmique sera également inclus dans la noosphère). La vie sociale et publique devra être conforme aux lois de la noosphère, la créativité et l’innovation scientifiques deviendront les principales forces motrices créatrices. Vernadski considère comme des conditions nécessaires à la création de la noosphère : l’unification scientifique et culturelle de l’humanité entière, l’amélioration des moyens de communication et de transport, la découverte de nouvelles sources d’énergie, la progression du niveau de vie, l’égalité de tous et l’élimination des guerres. En plus, Vernadski montre la nécessité de conserver la diversité des espèces animales et végétales. Il souligne que les espèces de la faune et de la flore contemporaines se comptent en centaines de milliers et même en millions. Une telle variété d’espèces, qui se sont créées dans des conditions écologiques différentes à la suite d’un long processus d’évolution, constitue un univers  harmonieux. La disparition d’une seule espèce peut entraîner la disparition d’autres.

Deux enseignements sur la noosphère sont le concept idéaliste de Leroy et Teilhard de Chardin et le concept matérialiste de Vernadski. Les deux enseignements ont utilisé les données scientifiques de leur époque comme base empirique pour leurs recherches. V. I. Vernadski et P. Teilhard de Chardin ont combiné la connaissance scientifique de la biospèhre, les modèles de son développement évolutif avec la science de l’avenir. Les deux théories utilisent la même terminologie de base: biosphère, noosphère, matière vivante, etc. Les deux théories sont basés sur le principe empirique de base selon lequel toute l’évolution du monde organique est une ascension vers la conscience. Cependant, Teilhard de Chardin croit que l’esprit humain ne peut pas être le couronnement de l’évolution. En revanche, Vernadski trouve que l’esprit humain prendra le contrôle de tous les processus de la biosphère.

Il est à noter que les enseignements de Teilhard de Chardin et Vernadski ont stimulé l’attention mondiale sur les problèmes du monde et les perspectives du développement de l’humanité et de la nature. Ainsi, à la fin des années 60, une organisation publique internationale, le Club Romain, est créée pour discuter et stimuler la recherche sur les problèmes mondiaux apparus à la suite de la révolution scientifique et technologique et menaçant l’existence future de l’homme. En outre, dans la seconde moitié du XXe siècle, une autre révolution technologique a commencé, basée sur l’utilisation de machines informatiques et de technologies de l’information. Dans les pays économiquement développés du monde, un processus intensif d’intellectualisation de l’économie est en cours. De nos jours, une forme de société est née, qui a déjà été appelée «société du savoir» (ENG. knowledge society). Dans la société du futur, la connaissance deviendra la principale ressource de l’activité humaine dans presque tous ses domaines. La richesse d’une société est déjà largement déterminée non pas tant par les ressources matérielles dont elle dispose, mais par la taille de son «capital intellectuel». Les pays qui, par inertie ou en raison de circonstances historiques différentes, continuent de vivre de l’exploitation de leurs ressources naturelles sont condamnés par l’histoire à un retard économique et généralement social.

En conclusion je voudrais insister que la vision du monde de la noosphère cherche à développer des formes de dialogue constructif entre des personnes de traditions culturelles , de nationalités, de confessions religieuses et de différents sexes. Pierre Teilhard de Chardin, Edouard le Roy et Vladimir Ivanovich Vernadski ont créé les bases de la formation de cette vision du monde, indispensable à une époque de menaces mondiales et de désunion de l’humanité, qui est hostile à l’incompatibilité des intérêts économiques, des croyances religieuses et des conflits sociaux. Je crois que la doctrine de la Noosphère apporte des repères importants pour sortir l’humanité de la crise et l’unir dans une seule famille fraternelle de peuples.

 

Bibliographie.

  1. Вернадский В.И. Научная мысль как планетное явление // Москва, изд-во «Наука», 1991, 272 с.
  2. Научное и социальное значение деятельности В. И. Вернадского. Сборник научных трудов. Под общей редакцией академика А.Л. Яншина, Ленинград, изд-во «Наука», 1989, 416 с.
  3. Сорокина М.Ю. «Любопытное время переживаем…»: Германия и Франция в научной биографии Владимира Вернадского // Природа, 2018, № 3, с. 53-68
  4. Boné E. La vision dynamique de Teilhard de Chardin sur l’Univers // Revue Théologique de Louvain, 1982, 13-2, pp. 163-185;
  5. The biosphere and the noosphere theories of V.I. Vernadsky and P. Teilhard de Chardin: a methodological essay // Archives Internationales d’Histoire des Sciences, 2000, V. 50, N 144, p. 160-176;
  6. Sorokina M. Mythes et archives. La France et les savants français dans la vie et l’œuvre scientifique de l’académicien Vladimir Vernadsky. In: «Vernadsky La France et l’Europe», 2017, Maison des Sciences de l’Homme d’Aquitaine, pp. 31-49;
  7. Yanshine A.L., Yanshina, F.T. L’Héritage scientifique de Vladimir Vernadski // Impact: Science et Société, 1988, 151, p. 297-311.

 

 

 

 

 

 

 

 


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